Commencer un carnet de voyage, c’est souvent intimidant. À l’idée de devoir remplir de parfaites doubles pages ou en imaginant qu’une aquarelle ratée ruinera tout le carnet, on a tôt fait de se décourager. Pourtant, débuter un carnet de voyage n’implique ni d’être déjà artiste, ni de dessiner parfaitement. Il faut surtout apprendre à regarder, à choisir, à simplifier… et à voir ses imperfections comme un trait de personnalité. Si vous avez envie de commencer un carnet de voyage mais que vous bloquez devant la page blanche, voici quelques repères simples pour vous lancer !
Un carnet de voyage n’est pas un carnet parfait !

La première chose à accepter, c’est qu’un carnet de voyage vivant n’est pas un carnet impeccable.
Votre carnet peut contenir des pages inégales, des croquis rapides, des taches d’aquarelle, des notes écrites sur le vif, des essais, des hésitations. C’est même bien souvent ce qui fera son charme. À l’inverse, un carnet trop propre peut sembler froid, pas vraiment spontané. Un carnet imparfait mais sincère gardera, lui, quelque chose du moment vécu.
Côté réalisation, les bases du carnet de voyage reposent moins sur la performance technique que sur quelques intentions simples :
En fin de compte, il ne s’agit pas de tout dessiner, mais de décider ce qui mérite d’être gardé !
Commencer petit : un détail suffit !
Une bonne façon de se lancer consiste au contraire à commencer par un détail :
- une porte colorée
- une fenêtre
- une enseigne
- une tasse sur une table
- un arbre
- un fragment de façade
- un motif de carrelage
- une silhouette assise à une terrasse…
Ces petits éléments sont beaucoup plus accessibles qu’une scène complète. Ils permettent d’entrer dans le carnet sans pression. Une page peut très bien se construire autour de trois détails, d’une couleur dominante et de quelques mots.
Parmi les meilleures astuces de carnet de voyage, celle-ci est essentielle : ne cherchez pas d’abord le “beau sujet”. Cherchez ce qui vous arrête. Ce qui attire votre regard a déjà une valeur narrative.

Des cailloux peints au coin d’une rue… le parfait détail pour débuter un carnet !
Apprendre à simplifier ce que l’on voit
Apprendre à simplifier ce que l’on voit
Beaucoup de débutants pensent qu’ils ne savent pas dessiner parce qu’ils ne parviennent pas à représenter tous les détails. Mais dans un carnet de voyage, l’enjeu n’est pas de copier le réel. L’enjeu est de le traduire.
C’est l’une des bases carnet de voyage les plus importantes : plus on simplifie, plus la page devient lisible. On n’a pas besoin de dessiner toutes les fenêtres d’un immeuble. On peut en suggérer trois ou quatre, puis laisser le regard compléter.
Cette capacité à simplifier s’apprend très bien en cours carnet de voyage, parce qu’un regard extérieur aide à repérer ce qui compte vraiment dans une scène.

